samedi 18 octobre 2014

Coup de gueule ou comment on a frôlé la catastrophe à cause de la maison Giffard (Pont à Mousson 54)

Côté ciné je critique tout, le bon comme le mauvais. Pour le reste, je parle beaucoup plus souvent de mes coups de coeur. Mais pour une fois, j'ai envie de râler et de déverser la colère qui m'a envahi ce jeudi.

J'ai dû l'évoquer dans un ou 2 de mes articles, mon boulot (et accessoirement ma passion) c'est de m'occuper de petits loulous pour la plupart âgés de moins de 3 ans. Je travaille dans une crèche associative et  l'équipe et moi même essayons de mettre en place des projets sympas, qui changent un peu du quotidien et qui apportent de jolis souvenirs aux enfants. 

Parmi ces projets, une sortie boulangerie dans le cadre de la semaine du goût. Organisée depuis déjà plusieurs semaines, tout était en place. Les enfants, le transport, les accompagnateurs... Et puis à 7h30, après 2 appels et des messages laissés à la personne responsable dans la semaine, cette même responsable finit par nous joindre et nous informer que la visite est impossible parce que tout simplement, elle nous avait oublié! Les agendas çà existe!!!! Et sans scrupules ni remords, elle met en pièce un projet, un bus commandé pour le déplacement, des parents qui ont pris des congés pour accompagner et surtout des enfants qui trépignent d'impatience de découvrir les coulisses de la boulangerie. Voilà, il est 7h45 et notre sortie tombe à l'eau. 

Heureusement quelques coups de fils aux boulangeries des alentours plus tard, une d'entre elles accepte au pied levé de nous recevoir. Merci à la boulangerie Houillon qui nous a accordé du temps, qui a régalé les petits de chocolat et de pain et les a récompensé d'un croissant et d'une manique aux couleurs de leur boutique et qui nous a tellement bien accueilli! Et honte à la boulangerie Giffard! C'est certain que je n'y mettrai plus les pieds, je trouve çà juste tellement irrespectueux et par rapport à l équipe et par rapport aux enfants qui semblent n'avoir aucune importance à leurs yeux!


Source http://latradition-verlaine.com/boulangerie/


mardi 7 octobre 2014

Gemma Bovery



J'aime Luchini mais pas toujours. Il rend certains films lumineux et d'autres complètement ternes. C est son côté excessif qui, pour moi, peut le faire vaciller dans ces 2 extrêmes.

Gemma Bovery avait tout pour me plaire. De la poudre littéraire parsemée et un casting plutôt engageant. Sauf que cela manque de parcimonie, on nous plonge dans un délire à côté duquel je suis totalement passée. Que le héros puisse faire un parallèle entre l'héroïne de Flaubert et sa belle voisine, soit, mais qu'il s'abîme dans une telle démesure, cela m'a perdu en route. Certes, on a l'originalité du scénario, cette transposition d'une oeuvre littéraire majeure dans notre monde contemporain qui nous fait nous rendre compte d'à quel point certains codes n'ont pas changé. Mais, ce qui aurait pu passer pour une idée brillante se noie dans l'excès. Seule la sublime Gemma Arterton sort son épingle du jeu de par la sensualité et la lumière qu'elle dégage.

Mon esprit cartésien n'a pu s'empêcher de s'interroger sur ce boulanger insomniaque, qui a du temps libre à revendre et l'énergie qui va de pair. Où trouve-t-il le temps et la force de faire son pain???

En bref, vous l'aurez compris, je n'ai pas adhéré au film d'Anne Fontaine. Je m'y suis même franchement ennuyée même si je dois reconnaître que la fin surprenante m'a offert un petit regain d'intérêt!



lundi 6 octobre 2014

Revenir de Richard Plourde

Depuis que ma liseuse fait partie de ma vie, en plus de dévorer un maximum de livres, j'ai enfin pu lire les e-books qui stagnaient dans mon pc. Parmi eux, Revenir de Richard Plourde. En plus d'être écrit par un canadien, sa trame me rendait curieuse. Qu'allait pouvoir me livrer ce fameux John Fisher?

De prime abord, une quête. Un retour sur soi, à ses racines. Et çà , çà me parle franchement. Quand il est acculé par son boss, John Fisher n'a d'autres choix que de prendre un congé sabbatique pour retrouver celui qu'il était avant la maladie qui l'a touché. Depuis cette leucémie, il porte une carapace qui fait de lui un insensible d'une froideur déroutante. C'est ainsi que commence le roman. Par le portrait d'un personnage qu'on juge d'emblée antipathique. Alors pourquoi passer tout un roman à ses côtés?

Parce que "Revenir" est synonyme de promesses... Alors il revient. Vers cette région qu'il a fui et qu'il doit aujourd'hui affronter. Et surtout vers l'essentiel. Ce livre n'est absolument pas une ode à la psychologie, il est plutôt parsemé d'aventures. L'entreprise d'un road trip qui ressemble fort à une thérapie va révéler de nombreux secrets sur le passé de notre "héros". 

Revenir est un roman étonnant. Parce qu'il arrive à tenir le lecteur malgré le peu de sympathie qu'il a à l'égard de John. Ses petits cailloux déposés, son écriture nous pousse à nous accrocher et à creuser avec lui sur la complexité qui a fait de Fisher cet homme dur et méprisant. Le roman se dévore, il est ponctué de savoureuses expressions québécoises qui m'ont littéralement régalé et il est très bien écrit. Il regroupe tous les ingrédients qui rendent une lecture plaisante: de la romance, des rebondissements, des personnes bien construits et attachants et une fin (même si  pressentie plusieurs chapitres précédents) qui fait du bien. 

J'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cet auteur et ce second roman m'a donné l'envie d'en lire davantage. Particulièrement le conte Le Koï et la grenouille qui est évoqué à plusieurs reprises dans Revenir.


dimanche 5 octobre 2014

Hippocrate, le film tout en humanité de Thomas Lilti





Coup de coeur de quelques bloggueurs que je suis, je me suis laissée tenter par ce film qui dévoile les coulisses du milieu hospitalier, l absence de moyens pour cause de restriction budgétaire mais surtout l'humanité en berne chez la majorité du personnel soignant.

J'avoue qu'au départ j ai été agacée par cette généralisation du caractère détaché et insensible de l'interne lambda. Il n ' y qu'un sauveur, un unique qui sait faire preuve d'empathie et pour qui le bien être du patient est une priorité absolue. Et puis j'ai décidé de me pencher sur Vincent, celui qui va recevoir et transformer sa manière de voir les choses. 

Jeune interne trop sûr de lui, tout puissant et dont le paternel est un grand ponte dans le service où il fait ses armes, il va, au contact d'un collègue d'une sagesse exemplaire (un peu dans l excès à mon sens) apprendre la compassion et reprendre contact avec l'humain qui sommeille en lui. Retrouver Vincent Lacoste dans un rôle sérieux et profond, çà change mais il prouve ici qu'il a de multiples cordes à son arc.

On est bien loin des Grey's anatomy et autres urgences, Thomas Lilti nous montre une facette que le public n a pas l habitude de voir, le quotidien pas toujours rose du personnel soignant et les conséquences que cela peut avoir sur les patients.

Le casting est soigné. Chacun défend son personnage avec une grande justesse et cela aboutit à un très joli film, profondément humain et touchant...

« Je jure par Apollon, médecin, par Asclépios, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment et l'engagement suivants :
Je mettrai mon maître de médecine au même rang que les auteurs de mes jours, je partagerai avec lui mon avoir et, le cas échéant, je pourvoirai à ses besoins ; je tiendrai ses enfants pour des frères, et, s'ils désirent apprendre la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement. Je ferai part de mes préceptes, des leçons orales et du reste de l'enseignement à mes fils, à ceux de mon maître et aux disciples liés par engagement et un serment suivant la loi médicale, mais à nul autre.
Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m'abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m'en demande, ni ne prendrai l'initiative d'une pareille suggestion ; semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif. Je passerai ma vie et j'exercerai mon art dans l'innocence et la pureté.
Je ne pratiquerai pas l'opération de la taille1.
Dans quelque maison que je rentre, j'y entrerai pour l'utilité des malades, me préservant de tout méfait volontaire et corrupteur, et surtout de la séduction des femmes et des garçons, libres ou esclaves.
Quoi que je voie ou entende dans la société pendant, ou même hors de l'exercice de ma profession, je tairai ce qui n'a jamais besoin d'être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas.
Si je remplis ce serment sans l'enfreindre, qu'il me soit donné de jouir heureusement de la vie et de ma profession, honoré à jamais des hommes ; si je le viole et que je me parjure, puissé-je avoir un sort contraire et mourir dans la tristesse. »

Hippocrate : Affiche

Jess, apprentie patissière


Un peu de pub pour le blog tout neuf d'une de mes amies les plus proches qui se lance dans l'aventure de la pâtisserie et du cap qui l'accompagne. 

Suivez les différentes étapes de sa progression en pâtisserie, découvrez ses essais sucrés, salivez plus que de raison. En bref, n'hésitez pas à découvrir son blog et les délices qu'il recèle!





lundi 29 septembre 2014

Bon rétablissement



Gérard Lanvin et une bande annonce assez grinçante m'ont donné envie de plonger dans cet univers hospitalier auquel on a tous été confronté au moins une fois dans notre vie... Sauf qu'ici, l immersion est totale puisqu'il y passe de longues semaines là où nous sommes plutôt généralement des éphémères. Alors 3 jours à supporter des repas version cantine scolaire, des réveils brutaux aux aurores et une considération assez limitée d'être humain, çà reste supportable mais s'y éterniser çà ne fait pas spécialement rêver.

Sauf que le personnage de Gérard Lanvin n'a pas vraiment le choix, qu'il a été repêché dans la Seine après une chute vertigineuse qui l'a réduit en miettes et qu'il va lui falloir un sacré bout de temps pour récupérer et espérer regagner son domicile. Les débuts ressemblent donc aux codes établis, aux infirmières un peu rudes, aux médecins qui donnent la désagréable impression d'être transparent, aux longues heures qui défilent à une lenteur exaspérante... Sauf que passer au statut malade longue durée permet de créer des liens, de prendre des habitudes, de faire des rencontres... Je pense que Jean Becker a tenté de tempérer la vision qu'on a tous du milieu hospitalier en rendant le personnel un peu plus humain que ce qu'il laisse entrevoir. Cette sensation de n'être qu'un numéro de chambre se transforme avec le temps et permet de redevenir un nom voire même un prénom et surtout une histoire et un vécu à partager...

C'est ce que j'ai aimé dans ce film, cette volonté de montrer ce que peuvent ressentir les patients, l'angoisse qu'un changement de ce genre peut engendrer et l'oeil neuf que l'on peut avoir sur une organisation depuis longtemps établie et figée. Il caricature probablement par moments mais personnellement, à de nombreuses occasions, j'ai reconnu des morceaux de vécus qui m'ont franchement parlé. Mais pour ne pas faire du film un procès à l'égard du personnel hospitalier, il humanise l'ensemble: et le patient aigri et revêche (parce que çà aussi malheureusement c est un fait avéré, tous les patients sont loin d'être cool!) et les infirmières qui prennent plus de temps pour aller à la rencontre des malades qui squattent les lits un peu plus longtemps que la majorité des éphémères.

Cela donne d'ailleurs un happy ending un peu trop convenu, un tout le monde il est beau, il est gentil qu'on espérait ne pas être aussi rose. Autant le début m'a amusé et interpelé, autant la seconde partie, plus mielleuse m'a un peu laissé sur ma faim. J'aurai aimé que le scénario reste plus caustique, plus engagé.

Malgré tout, Gérard Lanvin livre une prestation vraiment juste, Claudia Tagbo en infirmière acariâtre qui cache un vrai coeur tendre a été une jolie révélation. Nettement moins convaincue par Anne Sophie Lapix qui pour moi n'a pas l'âme (et le talent) d'une actrice! Et agréablement surprise par Swann Arlaud que je découvre et qui avait un rôle assez touchant.

Le titre est parfaitement de rigueur même si souvent la phrase bon rétablissement fait sourire ou blase même parfois. Mais pourtant ce rétablissement physique laisse surtout place à un rétablissement humain où une à une les cases se remplissent et les choses reprennent un ordre perdu depuis trop longtemps (parce que finalement on a tellement de temps qu'une remise en question de soi et de la vie qu'on a construit devient une évidence!).

Alors même si les critiques ne sont pas toujours très tendres , j'ai pour ma part aimé cet optimisme qui se dégage d'une épreuve dont on espérait pas tant et ai passé un moment tendre et sympathique ce qui est l'essentiel pour moi!




dimanche 28 septembre 2014

Tu veux ou tu veux pas???



Il y a des films comme çà dont vous entendez parler en tout début de tournage, dont vous suivez le même tournage (via des photos sur twitter par exemple) et qui vous font compter les jours avant la sortie officielle... Alors autant vous dire que quand j'ai eu l'occasion de le voir en avant-première un mois avant tout le monde, je me suis précipitée. Le casting était juste un rêve éveillé: Sophie Marceau et Patrick Bruel réunis sur grand écran, le couple presque modèle. 

La bande-annonce prédisait du rythme, pas mal d'humour et un sex-appeal incroyable. Forcément Sophie Marceau était la candidate idéale pour le rôle de cette femme sexy en diable, obsédée par le sexe (et plus particulièrement par Patrick Bruel finalement), absolument sublime (mais comment fait-elle pour que l'âge n'ait aucune prise sur elle), et surtout radieuse. Après, il ne faut pas s'attendre à la grande comédie de l'année mais le charme de Bruel et la fraicheur de Marceau en font un joli moment de détente. Sans rire aux éclats, je me suis amusée de toutes les tentatives avortées de Judith et de toute la maîtrise et le self contrôle de cet addict au sexe en rémission. Attendant un happy end de rigueur, j'ai passé outre une originalité assez limitée, des scènes plutôt convenues et ai plutôt profité de mon duo de choc, savoureux à souhait!

Alors par contre, même si c est la mère de mon idole de toujours, j'ai trouvé Sylvie Vartan vraiment mauvaise et sans intérêt. Certains personnages se greffent au fur et à mesure pour permettre de mieux comprendre les personnages mais j'ai la sensation qu'ils meublent un peu un scénario qui aurait pu être un tantinet plus fouillé. 

Mais ce duo de rêve l'a emporté sur tout le reste. Ils m'ont donné le sourire, m'ont fait rêver et m'ont offert la tête d'affiche qui trottait dans ma tête depuis tellement longtemps!

Pour ne rien vous cacher, j'attendais un véritable feu d'artifice. Malgré un duo pétillant et convaincant, j'attendais de sortir totalement emballée, prête à retourner voir le film à sa sortie, à le voir et à le revoir et même si le moment a été sympathique, il n'était pas aussi explosif et marquant qu'espéré!

ps: depuis je me pose une question existentielle, les fesses de Bruel, doublure ou pas???


dimanche 7 septembre 2014

Nos étoiles contraires, une belle leçon de vie sur grand écran



Comme prévu dans le synopsis, Nos étoiles contraires abordent un sujet assez lourd et propice aux larmes. 2 jeunes adolescents malades qui tombent amoureux, voilà de quoi plonger dans un pathos de rigueur. Sauf que pas vraiment! Et c'est en cela que le film m'a vraiment touché...

Ce que je retiens de ce film, ce sont les 2 protagonistes que la vie n'a pas épargné mais qui gardent en Elle une confiance et un amour débordants. Tant qu'il y a une étincelle de vie, il y a de l'espoir et surtout de merveilleux souvenirs à se construire... 

Si l'une est prudente et a du mal à croire en un avenir, l'autre, fougueux, plein d'une joie de vivre contagieuse, va croire pour eux deux. Même si la maladie nous rappelle régulièrement à l'ordre durant les 2 heures que l'on passe avec le jeune couple, ce qui nous captive, ce sont ces sentiments naissants, la force et l'ampleur qu'ils prennent... Parce que les amours adolescents sont souvent passionnés, ceux d'un couple qui se sait condamné le sont encore davantage... 

La question est alors; l'intensité du vécu, la profondeur de l'amour ressenti valaient-elles la souffrance qui va suivre??? C'est exactement ce que le film nous démontre, nous prouve... Parce que chaque instant compte et parce que chaque souffle de vie a son importance... Se sentir vivre, se laisser vivre est infiniment précieux et c'est une leçon sans prix! Nous l'oublions souvent au quotidien...

Mais ce qui est intéressant et assez intelligent, c est ce titre. Ce titre un peu flou qu'on a du mal à s'expliquer. Et qui pourtant prend tout son sens, qui s'éclaire à un moment du film où tout se renverse... Je n'en dirai pas plus pour ne rien dévoiler qui gâcherait le plaisir de la découverte de ce film mais cet instant clé nous transmet d'autres valeurs et une force impressionnante.

Quant au casting, les premières minutes m'ont laissé sceptiques... C'était déjà le cas avec Shailene Woodley dans The Spectacular Now. Il m'a fallu un temps pour m'adapter à elle et pour croire qu'elle était le personnage. Et puis au fur et à mesure que le film avance, elle devient véritablement Hazel Grace. Tout comme Ansel Elgort qui me semblait dénué d'un charme essentiel pour créer une alchimie entre les 2 héros et qui s'avère au final être un Gus à l'optimisme envoûtant. 

Alors oui, comme prévu,  j'ai pleuré bien plus de larmes que nécessaire mais quelle belle leçon de vie j'ai reçu... Je compte prochainement lire le roman de John Green qui, je suis certaine, me donnera encore de belles émotions!


mardi 2 septembre 2014

Les combattants



Après avoir lu quelques tweets et critiques vantant les mérites des Combattants, je me suis décidée à aller voir ce dont il retournait. J'espérais en fait quelque chose qui n'est jamais venu. Le petit plus, celui qui aurait rendu ce film inoubliable et marquant l'année 2014.

Je concède que le casting est impressionnant, que le jeune Kevin Azaïs (que j avais vu dans pas mal de ses films précédents mais que je n'avais pas forcément remarqué) illumine le film de sa présence et de cette sereine assurance et  qu'Adèle Haenel en fille murée dans ses angoisses et ses obsessions se donnent une réplique étonnante, que même les seconds rôles sont charmants, que cette histoire de 2 destins qui s'entrecroisent a un potentiel énorme, mais il m'a manqué l'étincelle, une sympathie peut être pour l héroïne carapacée et qui m'a insidieusement agacé. Je n'arrive pas à comprendre mon non-emballement face à ce film qui avait tout pour lui: cette combativité qu'on lit dans les yeux des 2 protagonistes: lui de réussir à briser les barrières et de toucher cette fille qui l'intrigue et l'hypnotise et elle de devenir une survivante face à une fatale fin du monde; la progression douce et persévérante entre les 2 personnages ou encore une jolie photographie des Landes. Ce n'est quand même pas les quelques scènes écoeurantes qui auraient fait pencher la balance???

Non, je pense surtout que j'attendais probablement trop de ce film, j'attendais cette poésie que les articles m'avaient laissé entrevoir, j'attendais un rythme que le film n'a pas toujours bref j'attendais autre chose!

Je semble un peu virulente mais au final, j'ai tout de même aimé le film mais pas autant que je l'aurai espéré...