jeudi 28 février 2013

Mes rêves, mes passions, mes espoirs d'Elodie Gossuin

 
 
Je suis très friande de biographies, de la plus futile à la plus historique (je ne me lasse pas de relire celles de Rimbaud ou de Marie Antoinette), j'aime découvrir le vécu des gens, des personnalités (et pas que), des gens qui ont marqué l'Histoire (ou les pages people de Voici!). Je suis tombée par hasard dans les rayons de ma très fournie médiathèque sur plus qu'une biographie, une autobiographie (incomplète forcément) de la très belle ex-Miss France Elodie Gossuin.
 
Je ne suis pas non plus à proprement parlé une fan absolue de l'élection qui sacre chaque année la plus belle de nos françaises tout comme je n'ai pas rêvé petite de réaliser ce genre de rêve de princesse (enfin je n'ai pas non plus le physique de l'emploi). Il y a pourtant dans la longue histoire de cette tradition ancestrale quelques Miss pour lesquelles j'ai eu un coup de coeur. Je pense notamment à Sophie Thalmann (la Miss de ma Lorraine natale évidemment) ou plus récemment à Delphine Wespiser qui ressemblait à une vraie héroïne Disney. Et puis il y a Elodie Gossuin, celle qui perdure et donc le sourire continue d'illuminer les petits écrans.
 
Qui mieux qu'elle pouvait dire au plus juste tout ce que cette aventure a apporté à son quotidien? C est ce qui m'a plu dans ses rêves, ses passions et ses espoirs. Pas simplement une description en règle de la vie d'une Miss, de ses foires agricoles, de ses sourires figés pendant d'interminables festivités. C est un peu l'image que j'avais de cette année à représenter son vaste pays.
 
Et bien non!On y découvre une petite fille à l'enfance plus qu'heureuse, entourée de personnes essentielles qui vont être sa force pendant son règne. On entrevoit la jeune fille assez naïve qui pense pouvoir mettre sa vie de future infirmière entre parenthèses le temps de quelques semaines d'élection régionale qui devient finalement nationale. Pas le temps de se préparer, d'anticiper ou même simplement d'angoisser. Elle se laisse porter et on le ressent. Privilégier le plaisir, rester fidèle à ses valeurs et profiter de l'instant et surtout de l'expérience!
 
Le tourbillon commence pour celle qui fut la première Miss du 3ème millénaire. Elle explique cette vie de paillettes, le revers de la médaille (et le mal que les rumeurs peuvent faire), son titre de Miss Europe et l'après. Et le chemin jusqu'à la politique . Ce passage en toute honnêteté ne m'a pas intéressé, il sonne comme une tentative de justification, comme un besoin de légitimer. Ce livre a une dizaine d'année, depuis elle a fait ses preuves, je pense, en tant que conseillère régionale. C est probablement quelque chose d'essentiel dans sa vie mais j'ai trouvé ce chapitre pesant, ses positions politiques m'intéressant finalement peu (en tout cas ce n est pas ce dont j'avais envie dans cette lecture). Il s'achève sur sa participation à l'émission de téléréalité "La ferme célébrité" et laisse un goût un peu étrange, cette sensation de précipitation et d'inachevé. Peut être parce qu'il y a eu beaucoup d'autres horizons depuis mais quoiqu'il en soit, je l'imagine parfaitement aujourd'hui, menant une vie conforme à ses rêves de jeunesse, entourée d'animaux et d'une famille indispensable au fin fond de sa Picardie natale.
 
Le livre se lit très vite, l'écriture n est certes pas de la grande littérature mais il en ressort une sincérité et un naturel qu'on devinait déjà et dont on a confirmation.
 
Je sais qu'il y a un espèce de voyeurisme, un filon à exploiter en se dévoilant ainsi mais j'estime que les gens ont besoin de rêver un peu et s'éloigner un peu d'une réalité ordinaire. Rien de bien mal à cela tant que cela reste de la vague curiosité et une distraction éphémère :) Il est plus qu'évident que ce livre comblera (ou plutôt a comblé) les inconditionnels de cette jeune femme qui a parfaitement joué son rôle d'ambassadrice française pendant cette année qui a été un véritable virage dans sa vie...

Antiviral

 
 
Quand je dis que je suis super ouverte comme fille, je tente même des films dont je sais d'avance qu'ils vont me traumatiser...Non, je plaisante! Je fais tellement barrage à l'angoisse quand je vais voir des films un peu glauques et sanguinolants que cela m'amuse plutôt qu'autre chose. Mais du sang, des piqures et un personnage au physique à vous glacer les veines, c était probablement un peu trop.
 
Je suis donc définitivement hermétique à ce genre cinématographique à la limite de la schizophrénie.
 
La critique complète est ICI (cstv.fr)
 
 

mardi 26 février 2013

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran d' Eric-Emmanuel Schmitt

 
 
Sur les conseils de Lalydo (et aussi parce que jusqu'à maintenant Eric-Emmanuel Schmitt ne m'a jamais déçu), je me suis plongée dans l'histoire de ce fameux Monsieur Ibrahim et du jeune garçon qui partage son quotidien dans ce roman très bien écrit, concis et vraiment rapide à lire. J'ai tendance à fuir les livres à connotation religieuse mais celui-ci permet de l'appréhender différemment. Cette rencontre entre Moïse et Monsieur Ibrahim, le bonheur et la joie qui en découlent, cette lumière que dégage cet "arabe du coin" et qu'il va transmettre à ce garçon à la vie bien grise nous permettent de ressentir de puissantes émotions et finalement d'assister à une seconde naissance pour chacun des 2 personnages.
 
Ce n est pas moralisateur, c est juste frais et la lecture de ce roman fait simplement du BIEN et c est essentiel :)
 
Apparement ce livre a été adapté au théâtre et au cinéma. Par curiosité je vais essayer de voir le film, je sais qu'Oscar et la dame rose n'a pas perdu de son âme en passant sur grand écran mais je crains que celui-ci y perde son essence et sa luminosité.
 
Il fait partie du Cycle de l'invisible dont j ai déjà lu 3 des 6 récits et compte bien me procurer rapidement les 3 manquants :)

C est Lundi, que lisez-vous?

J'ai une poignée de minutes de retard (étant rentrée plus tard que prévu!) mais je suis sûre que dans certains pays nous sommes encore Lundi et que vous me pardonnerez :)
 
Vous avez un récapitulatif des blogs participant à ce concept sur





On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :



1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?



2. Que suis-je en train de lire en ce moment?



3. Que vais-je lire ensuite ?



Pour ma part, la semaine dernière j'ai lu:
 
Les tribulations d'une caissière d' Anna Sam et Par une nuit sans mémoire de Nora Roberts (critique à venir demain si tout va bien mais un peu dégoutée d avoir deviné le nom de l'assassin au bout de 10 pages!)
 


 
En ce moment je lis
 
Monsieur Ibrahim et les fleurs du coran de Eric-Emmanuel Schmitt (qui est quasiment terminé, qui se lit vite et qui est un vrai régal!)
 
 
Et ensuite j'enchainerai avec
 
Mes rêves, mes passions, mes espoirs d'Elodie Gossuin (je suis assez fan de cette miss france qui est une de mes préférées donc je joue mes curieuses - çà c est l effet je fouine partout dans ma médiathèque)
 
 
Le dernier pour la route d' Hervé Chabalier (le film m avait énormément touché et j espère que le livre sera dans la même lignée)
 
 
Marina de Carlos Ruiz Zafon (le résumé me tentait alors on va tester)
 

lundi 25 février 2013

Le Club Chocolat Français

En pleine période de fêtes et surtout avec un temps libre anormalement élevé, j'ai eu l'occasion de participer à quelques concours!Et oh surprise, j'en ai gagné quelques-uns!
 
Ce qui est amusant c est qu'il m'est arrivé de remporter 2 boites (un peu différentes) du même chocolatier. Je ne vous ferai pas de publicité le concernant parce qu'apparemment il ferme boutique le gérant connaissant de gros soucis de santé.
 
Mais en tout cas sachez que je me suis vraiment régalée avec des chocolats goûteux et surtout vraiment originaux (la palme d'or à celui fourré au coulis de passion!)
 
Un grand Merci à Sorawel
 
 
Et à Lolibox


dimanche 24 février 2013

Les tribulations d'une caissière d' Anna Sam

 
 
 
Le film m'a tout d'abord tenté. Même si sa diffusion éphémère dans mon cinéma m'a empêché d'aller le voir. Je me suis rattrapée récemment avec l'aide précieuse de Canal :) Mon expérience plus ou moins laborieuse de caissière (ou plus exactement d'hôtesse de caisse) m'a fait penser que ce film pourrait me parler.
 
A vrai dire, j'ai été assez déçue. Même si on retrouve beaucoup des mésaventures qui égayent (ou pas) les journées des fameuses caissières. Le reste est fade, l'intrigue, la romance, les personnages...Et pourtant j'aime beaucoup Déborah François qui est toujours aussi lumineuse dans le film. Bref, j'ai été déçue...
 
 
Mais l'article concerne surtout le livre. Parce que je suis d'un naturel curieux. Et parce que souvent la littérature est desservie par les adaptations cinématographiques. Et finalement, le livre d'Anna Sam n'a juste rien à voir avec le film. Il s'agit d'une succession de situations vécues, accumulations d'années derrière une caisse. Je comprends le ras-le-bol, je l'ai même souvent partagé. Les clients qu'un Bonjour écorche, qui pensent que puisqu'ils paient, ils sont rois. Et pourtant le livre m'a dérangé. Beaucoup de clichés et la sensation que les clients respectueux se noient dans la masse. Parce que (et probablement parce que j'ai été de l'autre côté de la barrière!) personnellement , je fais la guerre à mes amies qui rebalancent les produits qu'elles ne veulent plus n'importe où dans les rayons, je raccroche mon téléphone quand j'arrive à la caisse, je n'oublie jamais le bonjour, le merci et le au revoir. Et que franchement en face de moi, j'ai parfois (et régulièrement) des personnes qui ne décrochent pas un sourire, que j'ai la sensation d'ennuyer parce qu'il va falloir encaisser mes quelques articles. Alors voilà on stigmatise, on met dans des cases comme souvent dans notre société actuelle et çà m'a dérangé dans ce cas précis. J'ai trouvé ce livre dans l'excès et il m'a à peine tiré quelques sourires...Déception donc et du côté roman et du coté film!

jeudi 21 février 2013

Lincoln by Spielberg

 
 
Je suis assez friande de biopics. Surtout ceux qui permettent d'éviter de lire de gros ouvrages laborieux et pas toujours abordables!Être éclairée sur une part de l'histoire surtout cette part là était plus que tentant. By Spielberg en plus, c était juste inévitable.
 
Le casting est parfait, Daniel Day Lewis en président américain est vraiment troublant de ressemblance et Tommy Lee Jones est simplement incroyable dans le rôle du républicain hargneux qui se bat sans relâche pour ses convictions et ses idéaux.
 
Nous voici en pleine guerre de Sécession à une période charnière de l'Histoire. Le film nous invite à partager bien plus que les derniers mois du Grand Abraham. C est un véritable combat qu'il mène pour venir à bout de siècles d'esclavage. Pour faire passer ce 13ème amendement, il va renier certaines de ses valeurs, il va agir contre les principes que son statut lui incombe juste guidé par la certitude de l évidence et du caractère plus que vital de cet amendement qui vaut bien, à son sens, quelques sacrifices...
 
Personnellement j'ai trouvé certaines longueurs à ce film mais je l'ai néanmoins trouvé passionnant. On est tellement pris dans cette page historique pourtant écrite depuis très longtemps que j'ai ressenti une émotion réelle et très forte lorsque l'amendement a été voté. Je me suis totalement laissée submergée.
 
Il est vraiment intéressant d'être plongé dans une période intégrée dans nos livres d'histoire mais qui, quand on est jeune, ne nous laisse pas la pleine conscience de ce qu'elle a changé dans la vie du peuple américain.
 
Spielberg nous livre un petit bijou et un véritable éclairage sur ce grand Homme qui a marqué le Monde, l'Histoire et l'A venir de tout un peuple!
 
 

mercredi 20 février 2013

Tarte au munster, c est tellement bon la honte :)

Cà fait un moment que je n'ai pas posté de recettes et pourtant j'en ai quelques unes en réserve à partager!
 
J'ai pas mal de critiques ciné à écrire (Lincoln, Passion, Des morceaux de moi, Les misérables, La vraie vie des profs et Hotel Transylvanie) mais j'ai eu la flemme ces jours derniers mais promis je m'y mets demain! En attendant, je vous mets une recette assez simple, pas diététique du tout mais vraiment super bonne!
 
Ingrédients:
-Pâte feuilletée
-15cl de crème liquide
-6 tranches de lard fumé
-4 petites pommes de terre
-1 munster
 
Commencez par précuire vos pommes de terre coupées en fines tranches (à la vapeur dans des papillotes silicone pour moi).
 
Préchauffez le four à 180°C.
 
Etalez la pâte à tarte puis les tranches de lard (je les ai fait précuire aussi pcq je ne suis vraiment pas adepte du côté gras du lard). Etalez ensuite les pommes de terre sur l ensemble de la tarte. Recouvrez de crème liquide (ou semi épaisse pour une meilleure tenue) puis du munster coupé en fines tranches.
 
Enfournez pendant 20 à 25 minutes.
 
Je n ai pas du tout salé parce que le munster et le lard ont salé suffisamment l ensemble!Servie avec une salade c est le pied surtout en cette saison!Et réchauffée, je dirai même que c est encore meilleur!Enfin résultat double dose de sport et d abdos le lendemain :)

mardi 19 février 2013

Les yeux jaunes des crocodiles/La valse lente des tortues/Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi de Katherine Pancol

Comme vous l avez déjà lu il y a quelques pages sur le blog, j'ai fait ma blonde de base quand j'ai commencé cette trilogie. Je l'ai effectivement débuté par le dernier tome, histoire de bien casser tout le suspens. Honte à moi, je ne savais pas qu'il s agissait d'un roman en 3 parties. Soi-dit en passant, on le comprend parfaitement même sans avoir lu les précédents!
 
 
Je ferai donc ici une critique globale des 2 premiers tomes. Joséphine, le personnage autour duquel gravitent une multitude d'autres personnages, est dépeinte comme une femme un peu nunuche, pas débrouillarde pour un sou. Au fur et à mesure des pages, elle prend confiance et se révèle. J'avoue m'être vraiment attachée à ce personnage qui m'a parlé et beaucoup touché. Qui m'a semblé tellement proche. Avec des failles que je ne connais que trop bien!Tout autour d'elle, s'agitent quantité de personnalités plus ou moins attachantes: la petite Zoe en pleine adolescence, la trop-sûre d'elle et presque sans coeur Hortense, la froide et égocentrique Iris....Chaque personnage est creusé, il y a un bel équilibre entre cette valse de protagonistes.
 
J'ai dévoré chacun des 3 volets de cette saga bientôt cinématographiée. J'ai trouvé l'écriture de Katherine Pancol vraiment agréable. On se détend dans cet univers parfois décalé, souvent invraisemblable mais qui a le mérite de nous faire nous évader de notre quotidien.
 
Le premier tome m'a semblé parfois long, particulièrement dans ces passages où le parallèle est fait entre notre présent et le 12ème siècle. Honnêtement j'ai sauté quelques passages qui n'ont pas réussi à éveiller mon intérêt.
 
Le second est plus axé sur le mystère, sur différents mystères qui entourent chacun des personnages. Ca peut sembler un peu trop effectivement. Que tout cela s'accumule autour de ces personnes plus ou moins proches. Mais jusqu'au bout, le dénouement semble flou et le suspens est présent. La valse lente des tortues est intéressant de ce point de vue là!
 
Quant au dernier, vous avez la critique complète un peu plus haut mais effectivement il semble moins captivant que les précédents même si les aventures amoureuses de Gary et Hortense ont conquis le coeur d'artichaut que je suis! Je vais néanmoins le relire à chaud pour tous ces détails qui m'auraient échappé!
 
Je suis impatiente de découvrir comment ils vont adapter la trilogie au cinéma. Même si une version française me laisse songeuse. Et surtout quand je vois le casting...
 
Une lecture facile et franchement plaisante.
 



lundi 18 février 2013

Le robinson du métro de Félice Holman

 
 
Voilà un livre qui change un peu de mes lectures habituelles. Qui en fait correspond plutôt à la catégorie livre scolaire. Ce qui est le cas puisque c est le livre que doit lire mon filleul en ce moment pour ses cours au collège. Et comme je suis une marraine exceptionnelle (bon j exagère un peu!), j'essaie de lire les mêmes livres que lui pour lui donner un coup de main si besoin!
 
Il s'agit donc d'un livre qui se lit très vite, bien écrit, original. 2 destins parallèles qui finissent par se rejoindre. Le livre alterne entre quelques mots de Willy et l'histoire incongrue de Slake. Slake est un jeune adolescent paumé, qui subit les brimades (et les coups) de ses camarades, qui vit auprès d'une tante qui lui montre peu d'intérêt. Slake est totalement transparent aux yeux de tous. Jusqu'au jour où il prend la décision de fuir. Et de se réfugier dans le métro. Sous terre, loin de son quotidien, il va devenir, petit à petit, visible et surtout différent. Il va enfin se sentir exister. Cette question de survie qui va durer va surtout être pour lui une véritable naissance.
 
Ce roman est vraiment intéressant. On plonge dans les couloirs et les tunnels sombres du métro new-yorkais. On assiste à la survie de ce garçon qui n était rien et qui se crée une vie à force de ruses et de rencontres. Bien écrit, facile d'accès pour les collégiens (et donc forcément pour les grands comme moi), il se dévore d'une traite et laisse un sentiment de bonheur lorsqu'arrive enfin la chute des aventures du jeune Slake, ce fameux robinson du métro!

C est Lundi, que lisez-vous?

Vous avez un récapitulatif des blogs participant à ce concept sur



On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :


1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?


2. Que suis-je en train de lire en ce moment?


3. Que vais-je lire ensuite ?


Pour ma part, la semaine dernière j'ai lu:
 
La valse lente des tortues de Katherine Pancol et Le robinson du métro de Félice Holman
 (les critiques vont venir bientôt!)
 

 
 
En ce moment, je viens de commencer Une prière pour Owen de John Irving mais je ne garantie pas de le terminer parce que les premières pages ne me donnent pas vraiment envie et que cela a l'air TRES orienté sur la religion donc à voir!
 
 
 
Et je compte bien lire également Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran de Eric Emmanuel Schmitt conseillée par Lalydo. Et dans la foulée, les tribulations d'une caissière d'Anna Sam que j'ai envie de lire après avoir vu le film la semaine dernière.
 

 
Et vous qu'est ce que vous lisez en ce moment?
 
 

dimanche 17 février 2013

Chercher des allumettes (disparition)

Je me suis lancée un défi, un vrai, un de ceux qui se terrent depuis des années, un de ceux que je n'osais pas.
J'ai participé à un atelier d'écriture, un exercice d'imagination, de style et de courage. Parce que parler en public me ressemble peu. Parce qu'oser dévoiler me ressemble encore moins. Parce que faire face me terrifie depuis trop longtemps.
J'ai eu de la chance, la séance de ce mois-ci était assez libre. Un intitulé donné par une intervenante (Odile Massé) et du temps. Le temps de cogiter, d'extrapoler et de poser. Pas évident je dois dire.
 
On connaît l expression: "il (ou elle) est parti (e) chercher des allumettes..." et on ne l'a jamais revu.
Il y a des milliers de personnes qui disparaissent ainsi, sans aucune explication.
Et on peut rêver à ce qui se passe dans la tête de celui ou celle qui disparaît subitement.
Nous allons donc, par l'imagination, nous mettre à sa place.
Les raisons de cette disparition peuvent être très diverses- les circonstances et les moyens aussi: s'agit-il d'une fugue?d'une fuite?Est ce une décision mûrement réfléchie?Un enlèvement?Une lubie soudaine? Des plus cocasses aux plus fantastiques ou aux plus tragiques, toutes les histoires sont possibles.
En tout cas, notre personnage (ou notre groupe de personnages, car on peut aussi imaginer qu'un groupe ou un couple disparait) va partir "chercher des allumettes", c est à dire disparaître. Quitter sa vie, ses habitudes. Tourner le dos au quotidien. Aller vers autre chose, qu'il va nous falloir inventer.
 


Je suis née un soir d'automne. Je suis née d'un couple d'amoureux, d'un couple de "comme au premier jour". Et surtout je suis née Deux. Je n'ai jamais eu besoin de miroir pour croiser mon reflet, il m'a suffi de grandir aux côtés de celle que je pouvais nommer mon double.
 
Enfance heureuse auprès d'Elle, auprès d'Eux. De soyeuses boucles blondes, un sourire parfois édenté mais toujours présent sur chaque photo, symbole triomphant d'un bonheur omniprésent. Pas une ombre au tableau, la véritable jeunesse idyllique comme on la voit dépeinte dans ces films que certains qualifient de copie édulcorée d'un quotidien parfois lourd. Et pour ajouter au cliché des parents aimants, rassurants et toujours à l'écoute, j'ai traversé une adolescence sans heurt et sans cris. Pas un accroc pour obscurcir l'horizon.
 
Voilà ce qu'est ma vie. Une succession de moments parfaits, de bonheurs récurrents. De quoi attiser jalousie et envie. Et bien même pas!

Aujourd hui, j'approche de la trentaine. Je suis mariée à mon amour de jeunesse, un homme extrardinaire dont les yeux s'illuminent quand ils croisent les miens. PDG d'une agence de pub au succès fleurissant, sportif, doux, attentionné, une vraie caricature à lui tout seul! J'occupais également un poste important, un de ceux qui valorisent, qui enrichissent, qui épanouissent. Aujourd hui je prends du temps. Le temps de voir grandir ma petite fille qui vient d'entrer dans son 8ème mois.Une petite fille adorable, rieuse et d'une facilité déconcertante. J'habite un quartier calme et convivial, entourée d'un voisinage paisible et amical.
 
Le portrait est brossé. Il est facile de conclure que je vis une existence de rêve. C est le cas. Vraiment. Et pourtant tout au fond de moi, elle est là. Vous savez, cette toute petite voix qui murmure en continu cette même phrase: "Fuis. Fuis. Fuis".
 
Cette voix que je tente en vain de faire taire, d'étouffer. Cette voix que je ne comprends pas.
 
Un matin d'Avril, j'ai entendu ce bruit familier. La voiture de mon mari qui démarrait. Lily gazouillait dans son parc pendant que j'achevais de me préparer. Ma mère m'attendait d'ici une demie heure. Elle avait comme une envie de profiter de sa petite fille! A moi la bouffée d'air, le temps dont parfois je manquais!
 
De retour à la maison, je me suis assise, prise au dépourvu, vide...Et cette petite voix qui dansait à nouveau dans ma tête.
 
"Non, non, tais-toi. Cà suffit!"
 
Sauf qu'au lieu de se taire, elle a repris de plus belle, de plus en plus forte, balayant tout sur son passage.
 
Alors, j'ai fui. Mue par une nécessité presque vitale. J'ai fui sans un mot, sans un regret, sans un regard en arrière. Avec comme seul réflexe, celui de récupérer mon passeport. Passage éclair à la banque, telle une voleuse qui prépare secrètement le plus grand coup de sa vie.
 
De l'argent, un passeport et l'aéroport. Sans idée précise. Juste fuir. Faire que cela s'arrête.
 
"Mais quoi???"
 
Aéroport Charles de Gaulle. Hall de départ. Prochain départ: Montréal. Au comptoir, j'empoche mon billet. Non, non pas de bagage à enregistrer.
 
"Mais qu'est-ce que je suis en train de faire?"
 
Embarquement. La tête contre le hublot, 7h de vol.Du temps, du temps avec moi, pour moi et juste à moi.Du temps sans cette voix qui m'obsède. Je ferme les yeux. J'imagine mon mari, ma mère, leur inquiétude. Pas de retour possible, l'avion décolle.
 
Je pense, m'évade. Je revois cette jeunesse dorée, ce parcours sans faute. Je revois chacune de mes étapes, les récompenses, les trophées, les diplomes. Je revois le regard fier de mes parents, fiers de cette fille modèle qu'ils avaient aidé à grandir. Je repense à mon mariage, à ce bonheur presqu'étouffant, à ce jour éternellement gravé. Comme celui de notre emménagement, de ma promotion à ce poste tant convoité. Comme celui de la naissance de notre princesse, apothéose suprême.
 
Je fuis une vie qui est une accumulation de rayons de soleil. L'internement me guette!Pourquoi?
"Pourquoi est-ce que je suis dans cet avion?"
J'ai du mal à savoir, à me comprendre.
 
Pas une faille, pas un trébuchement. Une vie tellement à la hauteur de mes rêves d'enfant. Je sens la migraine monter.
 
Je m'assoupis. Le temps de quelques rêves. Rêves éphémères et troubles. Je m'agite puis ouvre les yeux. Prends quelques instants pour me reconnecter à la réalité.
 
Fuite. Avion. Montréal.
 
Je creuse et cherche des réponses. Il faut bien expliquer. Ce ras-le-bol. Ce vide intérieur. Moi, la fille lisse et prévisible, j'ai fui. J'ai fui comme Elle. Elle qui sortait du cadre, elle à qui tout était permis. Elle qui accumulait les erreurs. Qui apprenait de ses échecs. Elle qui vivait libre de toute attente.
LIBRE. LIBRE.
 
Elle, c'est ma soeur, ma jumelle. La tellement différente. Dont le parcours est cahotique. Elle qui ne suit aucun chemin tracé. Qui écoute ses envies. Qui ne porte rien sur ses épaules. Et qui pourtant respire le bonheur. Aime et est aimée. Elle si imparfaite, elle que j'envie.
 
C'est cela ma réponse, la motivation de ce départ précipité. Pouvoir enfin ressentir ce sentiment de liberté toute puissante.
 
Je respire. Il était temps! J'avais besoin de savoir, de me sentir capable.
 
J'ai dévié pour la première fois. Simplement. Inévitablement.
 
L'avion amorce sa descente. Je sors, légère. Allume mon téléphone. Ecoute les quelques messages affolés de ma mère. La rappelle. Lui demande quelques jours. Sans expliquer. Enchaine avec mon mari. Redemande sans expliquer. Je respire enfin. Dans quelques jours, je retrouverai ma vie rangée. Forte de cette parenthèse. Prête à faire face et regonflée par cette immense découverte, qui m'ouvre un nouvel horizon inespéré.
 
ENFIN LIBRE!
 
Je suis vraiment fière de moi. Pas de ce que j'ai écrit parce que je balbutie et n'en suis qu'au commencement mais fière d'avoir affronter ma peur,de l'avoir dompté, d'avoir partagé et d'être allée au bout :)
 
 
 

mardi 12 février 2013

Arrêtez moi

 
 
Un film à fuir...C est ce qu'on peut lire partout. Ce huis clos entre Sophie Marceau et Miou Miou peut déstabiliser. Effectivement si on recherche de l'action, un sens concret et "visible" à ce film on risque fort d'être déçu. Mais si on creuse un peu, si on va au delà des non-dits, on se rend vite compte qu'on a affaire à un de ces films qui marque. Qui remue vraiment.
 
Pour commencer et n en déplaise à ses détracteurs, j'ai trouvé Sophie Marceau très juste dans ce rôle dans lequel on n'a pas l habitude de la voir. Une femme paumée, issue de la classe populaire dont les remords la rongent à petit feu. Dans quelques heures, cela fera 10 ans (et il y aura alors prescription). 10 ans qu'elle a poussé du balcon son mari violent. Quelques heures contre lesquelles va se battre Miou Miou. Faire entendre raison à cette femme un peu simplette, lui faire comprendre qu'elle a des circonstances atténuantes et qu'il faut qu'elle voit ce coup du sort comme une chance de renaitre et de s'offrir une nouvelle existence. Le désarroi de l'une contre la colère de l'autre. Pour finalement un seul et même combat: combler des blessures qui empoisonnent.
 
Le lieutenant, interprêtée par Miou Miou a du mal à comprendre la démarche de cette femme qui veut se faire arrêter coûte que coûte. Payer pour ce qu'elle a fait. Attention spoiler (sauf qu'en fait, elle veut simplement se débarasser enfin de son statut de victime pour avancer et surtout pour transmettre autre chose à son fils et lui permettre ainsi de se construire différement et ne plus reproduire le même schéma familial)
 
Ce film dérange. Met en lumière l'impact psychologique que peuvent avoir des violences conjugales pas seulement pour la personne qui reçoit les coups. J'ai trouvé que c était une belle leçon de vie, de courage surtout. Affronter pour guérir. Le dénouement m'a vraiment bouleversé et amène à de profondes réfléxions...
 
Le film est loin de faire l'unanimité mais je ne regrette pas une seconde d'être aller au delà des à priori que m'avaient donné la lecture des critiques!
 
 

Tu honoreras ta mère et ta mère

 
 
Je ne vous cacherai pas que je rate rarement un film avec Gaspard Ulliel à l affiche. Ce n est pas toujours une bonne chose mais je me régale toutefois toujours de le voir sur grand écran (et je ne parle pas que de sa plastique de rêve totalement mise en valeur dans ce film là en particulier) Je suis d'ailleurs bien embêtée de le voir en "compétition" avec Pierre Niney dans les fameux 2 biopics consacrés à Yves Saint Laurent. Il va falloir faire la part des choses même si je sais d'avance qui va remporter le combat (il est bien parti pour remporter tous les combats maintenant ce petit surdoué).
 
Bon bref passons sur ce hors sujet et concentrons sur ce film ensoleillé, tourné dans un pays en crise mais dont les paysages et la culture eux restent à la hauteur de nos espérances.
 
Ce qu'il y a à savoir sur ce film, c est qu'il est complètement barré, souvent dans l excès mais que les acteurs sont lumineux et qu'ils m'ont embarqué malgré tout dans leur délire oedipien loin du sérieux et des prises de têtes psychologiques ou historiques des derniers films que j'ai vu (sans connotation négative aucune parce que je n ai pas eu de vraie déception cinématographique ces temps ci!)
 
Vous en saurez un peu plus sur ce film ICI (cstv.fr)
 
 

lundi 11 février 2013

C'est Lundi!Que lisez-vous?

Découvert sur HelloCoton je trouve le principe vraiment sympa!Un condensé des lectures passées, présentes et à venir. Pouvoir ainsi partager, échanger et pourquoi pas dénicher de nouvelles idées!
Vous avez un récapitulatif des blogs participant à ce concept sur  

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?

2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

3. Que vais-je lire ensuite ?
 
Pour ma part, la semaine dernière j'ai lu:
 

 
 
2 livres diamétralement opposés mais que j'ai pris plaisir à lire. Vous trouverez mes critiques ici:
 
En ce moment, je suis plongée dans la suite des yeux jaunes des crocodiles de Katherine Pancal:
La valse lente des tortues, 2ème tome d'une trilogie bientôt adaptée au cinéma.
 
Résumé:
 
Qu'un crocodile aux yeux jaunes ait ou non dévoré son mari Antoine, disparu au Kenya, Joséphine s'en moque désormais. Elle a quitté Courbevoie pour un immeuble huppé de Passy, grâce à l'argent de son best seller, celui que sa soeur Iris avait tenté de s'attribuer, payant cruellement son imposture dans une clinique pour dépressifs. Libre, toujours timide et insatisfaite, attentive cependant à la comédie cocasse, étrange et parfois hostile que lui offrent ses nouveaux voisins, Joséphine semble à la recherche de ce grand amour qui ne vient pas. Elle veille sur sa fille Zoé, adolescente attachante et tourmentée et observe les succès de son ambitieuse aînée Hortense, qui se lance à Londres dans une carrière de styliste à la mode.
Joséphine ignore tout de la violence du monde, jusqu'au jour où une série de meurtres vient détruire la sérénité bourgeoise de son quartier. Elle-même, prise pour une autre sans doute, échappe de peu à une agression. La présence de Philippe, son beau-frère, qui l'aime et la désire, peut lui faire oublier ces horreurs. Impossible d'oublier ce baiser, le soir du réveillon de Noël, qui l'a chavirée. Le bonheur est en vue, à condition d'éliminer l'inquiétant Lefloc-Pinel, son voisin d'immeuble, un élégant banquier dont le charme cache bien trop de turpitudes.
Autour de l'irrésistible et discrète Joséphine, gravite une fois encore tout un monde de séducteurs, de salauds, de tricheurs et autant d'êtres bons et généreux. Comme dans la vie.

 
 
Et le prochain çà sera
 
Une prière pour Owen de John Irving
(avant de retourner fouiner dans les rayons de ma médiathèque!)
 
 
 Et vous que lisez vous en ce moment?

La théorie Gaïa de Maxime Chattam

 
 
On m'a pas mal conseillé cet auteur. Sans vraiment m'en dire plus!J'ai donc foncé les yeux fermés, toujours ravie de découvrir de nouveaux univers. Sauf que cet univers là est apparemment vraiment particulier. Sombre et plutôt flippant. Malgré tout, j'ai plongé dans la Théorie Gaïa, y ai vogué en quasi apnée, subjuguée et ai quand même pas mal frissonné.
 
Cet auteur sait visiblement s'y prendre pour faire durer le suspens. Il sait également faire se poser bien des questions. Parce que c est véritablement ce qui fait froid dans le dos. De cette théorie (existante), découlent des arguments qui glacent le sang. Ce vers quoi pourrait tendre notre société. Des arguments qui se tiennent parfaitement! L'auteur est logique et nous livre des pensées philosophiques assez justes sur la société dans laquelle on évolue.
 
L'idée est bien trouvée. 3 membres d'une même famille appelés pour prendre part à un projet assez mystérieux. Envoyés sur 2 sites aux antipodes l'un de l'autre. Tout en haut du pic du midi où Peter et Ben vont devoir découvrir au plus vite ce qui se trame derrière les murs de cette prison calfeutrée. Et sur une petite île perdue à l'autre bout du monde où Emma va vivre des aventures à terrifier les plus téméraires d'entre nous.
 
Compliqué d'en dire plus sans révéler l'essentiel. C est haletant, rythmé (enfin il peine quand même à démarrer) et le dénouement est à la hauteur de l'intrigue. Cette terre qui prend soin d'Elle, qui régule et se venge de ce qu'on lui fait subir depuis des années...Et si c était vrai?
 
En tout cas, il semblerait que ce livre soit un de moins "angoissant" parmi ceux qu'à écrit Maxime Chattam. Il va donc falloir que je réitère l expérience pour voir ce que je suis capable d'endurer (j suis d'un naturel un peu chochotte!)!

dimanche 10 février 2013

Vivement l'avenir de Marine-Sabine Roger

"Dans les maternités, d'après moi,
Il n'y a que des princesses et des princes charmants,
dans les berceaux en plastique.
Pas un seul nouveau-né qui soit découragé,
déçu, triste ou blasé.
Pas un seul qui arrive en se disant:
Plus tard, je bosserai en usine
pour un salaire de misère.
J'aurai une vie de chiotte et ce sera super.
Tra-la-lère."
 
 
Les quelques lignes qui racontent Vivement l'avenir m'ont intrigué. Le fait qu'il s'agisse de l'auteur de la tête en friche que j'avais vu et aimé au cinéma (on va éviter la polémique Depardieu) a fini de me convaincre.
 
Et pourtant les premières pages ont été assez compliquées. J'ai véritablement adoré le style d'écriture de Marie-Sabine Roger, teinté d'humour et de métaphores bien amenées. On se sent vraiment dans ce Nord de la France, au milieu de tous ces clichés qu'on ne saurait ignorer, parmi ces français de classe moyenne qui évoluent dans la grisaille ambiante. Le ton est donné. Le plus difficile est de s'immerger. Le temps d'installer les personnages, de chercher à comprendre où l'auteur veut en venir semble quelque peu longuet. Alex la bohème, nous situe cette vie de précarité, toujours temporaire dans laquelle elle se complait. Cette fois, elle la partage avec Marlène, Bertrand et Roswell, typiquement éteints et sans à venir.
 
Et d'un coup, le style change. Le Elle devient Il. De quoi se mélanger un peu. Jusqu'à ce que l'on comprenne que Cédric a pris le relais. Cédric c est un presque trentenaire, complètement paumé, étouffé par cette vie sans rêves.
 
Et au fur et à mesure que les pages tournent, on assiste à la rencontre de ces 2 vies qui gravitent en parallèle. Et l'ensemble s'anime. Devient plus intéressant. L'intensité du ton compense celle de l'action. Scènes d'un quotidien pesant éclairées par un final paradisiaque. Et vu l'obscur de la quasi totalité de l'intrigue, on s'attend à tout sauf à cette fin qu'on n'osait espérer.
 
Personnellement j ai découvert cet auteur et sa façon d'écrire m'a vraiment bluffé. Des chapitres brefs mais concis. Efficaces et vraiment bien construits. Elle a un talent inné pour éclairer l'inéclairable et ce livre m a donné envie de la lire et la relire tellement j'ai aimé son style fluide et dynamique!

Foccacia aux olives et à la feta

3ème participation à Un tour en cuisine. Toujours un peu compliqué de faire un choix parmi un grand nombre de recettes tentantes!J ai donc fait en fonction de ce que j'avais dans mes placards et j ai fini par trouver la recette qu'il me fallait :)
 
Pour le tour n°221:


1- Le blog sur lequel j'ai pioché ma recette : http://brevesdegourmandise.blogspot.fr/

2- Le blog qui doit tester une de mes recettes : http://danslacuisinedepoussinette.over-blog.com/
 
 
 
 
Pour 6 à 8 personnes, il vous faut...

- 250 gr de farine.
- 1 cuillère à café de sel.
- 150 gr d'olives noires dénoyautées.
- 1 sachet de levure de boulangerie.
- 2 cuillères à café de thym, de basilic, d'herbes de Provence (herbes de provence pour moi)
- 6 cuillères à soupe d'huile d'olive.
- 150 ml d'eau tiède.
- 100 gr de fêta (ou autre fromage de votre choix).


- Verser la farine dans un saladier. Ajouter le sel et la levure de boulangerie : mélanger.
- Progressivement, ajouter l'eau tiède tout en continuant de mélanger.
- Ajouter 3 cuillères à soupe d'huile d'olive, et pétrir à la main : la pâte doit être homogène, mais rester souple. Si elle colle trop, ajouter un peu de farine.
- Couvrir le saladier d'un linge propre, et laisser reposer la pâte pendant 45 minutes, près d'une source de chaleur.
- Lorsque la pâte est levée, ajouter les olives coupées en deux, et 2 cuillères à soupe d'huile d'olive, ainsi que les herbes de votre choix.
- Mélanger une dernière fois, et étaler grossièrement la pâte sur la lèche-frite du four, recouverte de papier sulfurisé, ou d'une feuille de cuisson en silicone. Badigeonner la focaccia au pinceau, avec un peu d'huile d'olive, et enfourner à 220 °C (sans préchauffage), en prenant soin de déposer un bol d'eau près de la plaque : la vapeur dégagée va éviter que la pâte ne s'assèche.
- Faire cuire pendant 10 minutes, puis ajouter la fêta en dés, et cuire à nouveau 10 minutes. Servir la focaccia en parts, comme une pizza, accompagné d'une salade, ou détaillée en petits morceaux à grignoter à l'apéro.
 
Recette très sympa (qui effectivement sera probablement refaite avec du chèvre!) Par contre mon four a encore fait des siennes et chauffe un peu trop donc je pense qu'une température un peu moindre l aurait rendu meilleure :)


samedi 9 février 2013

Amitiés sincères

 
 
Encore un film de potes, vais finir par faire une allergie :/ Sauf que celui là je l'ai vraiment aimé. J'imagine que Gérard Lanvin m y a aidé. Il sait toujours choisir les films dans lesquels il joue. Amitiés sincères n échappe pas à la règle. Même s'il y a beaucoup de prévisible, je trouve que ce trio d'amis fonctionne à merveille.
 
Pour une critique plus complète, c est ICI (cstv.fr)
 
 

vendredi 8 février 2013

Cookie

 
 
Cookie est exactement le genre de film qui sans être inoubliable permet l essentiel: de se détendre et de passer un bon moment. Les 2 actrices principales, Virginie Efira et Alice Taglioni illuminent totalement une intrigue qui pourrait de prime abord être tellement rocambolesque qu'on aurait tendance à passer totalement à côté. Rien que pour ce duo, je ne regrette pas de m'être penchée sur le cas Cookie.
 
La critique plus complète est ICI (cstv.fr)
 
 


jeudi 7 février 2013

Pierre Niney, idéal Yves Saint Laurent

Je pense que vous l'aurez tous constaté, j'ai eu un vrai coup de coeur en fin de l'an 2012. Un coup de presque foudre artistique comme il m en arrive peu dans la vie. Un jeune acteur plus que prometteur, aux allures de surdoué, qui jongle habilement et surtout avec une aisance déconcertante entre théâtre et cinéma. Après un Comme des frères révélateur et un Chapeau de paille d'Italie sur une des scènes de la si célèbre Comédie Française (dont il est le plus jeune pensionnaire) où il interprête un plus que lumineux Fadinard, nous allons le retrouver très vite sur les planches dans Phèdre dans le rôle d'Hippolite (le 2 Mars) et dans la foulée aux côtés de la belle Virginie Efira sur grand écran dans le film 20 ans d'écart (le 6 Mars).
 
Vous l'aurez bien compris, 2013 sera l'année Pierre Niney.
 
 
Il est actuellement sur un projet sur le grand Yves Saint Laurent où il campera (avec brio c est plus que certain) l'illustrissime styliste. Ce biopic est réalisé par Jalil Lespert qui a reçu l'aval et les encouragements de Pierre Bergé, le compagnon de Saint Laurent. A leurs dispositions donc tous les élèments nécessaires, les décors et accessoires originaux pour faire de ce film une trace fidèle de la relation passionnée qui unissait les 2 hommes.
 
 
Guillaume Gallienne et Charlotte Lebon donneront la réplique à Pierre Niney et les quelques photos qui circulent déjà sur la toile laissent entrevoir un monument cinématographique à la hauteur de l'homme qu'était YSL.
 
 
Quant au sieur Niney, la tête bien occupée par ce nouveau challenge, je suis sûre qu'il a néanmoins l'esprit qui se ballade un peu et qui songe à ce César du jeune espoir masculin qui, espérons-le, lui reviendra de droit le 22 Février prochain parce qu'il est définitivement ma et, plus généralement, LA révélation de l'année 2012!
 

mercredi 6 février 2013

Alceste à bicyclette

 
 
Les adeptes de Molière ont tous je pense couru voir le film. Pour ceux qui hésitent encore, la performance de Luchini vaut le déplacement. Ce grand homme de théâtre est juste au sommet de son art quand il égraine les vers si connus du misanthrope. Lambert Wilson n est pas en reste et est à la hauteur de ce monstre quasi sacré.
Le film vaut d'être vu pour cet exercice de style un peu particulier. Le reste, l'autour m'a laissé plus perplexe. Les détails sont ICI (cstv.fr)


mardi 5 février 2013

Sans bruit, il Illuminera - Patrick Fiori

Dans ma vie, j'ai eu quelques rares coups de foudre artistiques, de véritables évidences tels que Jonatan Cerrada ou Pierre Niney. D'autres ont conquis mon coeur au fil de leurs albums ou de leurs films comme Guillaume Canet, Jean Dujardin ou Marc Lavoine. Et puis il y a Patrick Fiori. Celui qui n a pas fait comme les autres. Celui qui pourtant aujourd hui compte et illumine.
Je vous parle de lui parce que je suis retournée le voir sur scène il y a quelques jours. Un des rares qui me motivent à aller voir un concert en solo.  J'ai vécu une fois encore un moment incroyable. Mais revenons à ce qui rend cet artiste si différent à mes yeux.
J'ai vaguement découvert Patrick comme tout le monde dans Notre Dame de Paris ,la comédie musicale qui l'a révélé. Je suis un peu passée à côté (honte à moi!). Puis à la radio sur Que tu reviennes. Une mélodie et un titre plutôt sympa. J'ai écouté quelques fois Chrysalide, un de ces albums mais sans que ne se fasse le déclic. Une voix magnifique certes mais j étais à l époque beaucoup plus obispoisé, bruelisé ou addict à Florent Pagny et David Hallyday.
Et puis un jour tout a changé. Enfin une série de jours, une série de moments qui m'ont ouvert les yeux. Ses passages dans les Enfoirés et cette facette qu'il dévoilait, la sympathie qui rayonnait dans son regard. Et puis les quelques émissions de télé où par hasard, il m'est enfin apparu. Une révélation tardive mais tellement essentielle. J'ai aimé Patrick avant d'aimer sa voix. J'ai aimé cet homme et l'énorme coeur qu'il ne pouvait cacher. J'ai aimé sa générosité et les sourires qui illuminaient. J'ai aimé ce qu'il dégageait et qui il était humainement. L'authenticité qui semble émaner de lui m'a tout simplement bouleversé. Et définitivement touchée. J'ai pu alors petit à petit découvrir qu'en plus de son âme vraie, il avait une voix d'une pureté et d'une puissance exceptionnelles. Je me suis donc mise en mode rattrapage et ai découvert ses albums. Ai été sous le charme lors des Enfoirés à Nice. Ai béni une de mes amies Steph qui m'a offert un titre en live par téléphone et suis tombée en amour pour l'instinct masculin que j'ai écouté en boucle et qui n a pas quitté le poste de ma voiture pendant presqu'un an et demi.
Il était donc temps. Temps de ressentir et d'assister à une démonstration de son talent hors norme. Après avoir savouré le concert hommage de Notre Dame de Paris à Bercy (Belle en live Garou/Fiori/Lavoie, que de frissons!) et avoir patienté billet en main plus d'un an, j'ai pris une véritable claque. Jusqu'à ce jour de Galaxie d'Amneville, un seul avait réussi à me toucher autant. Un seul avait fait monter les larmes dans mes yeux. Un seul que personne ne semblait pouvoir à mes yeux égaler.
 Et ce soir là j'ai senti à nouveau la magie opérer. J'ai fermé les yeux et me suis laissée emporter. De la magie, du bonheur et de l'instant gravé. Il a ce pouvoir, rare, de faire oublier l'autour. D'habiter la scène et de capter. "Sans bruit" celle que j'aime plus particulièrement et qui me tire des larmes à quasiment chaque écoute, est un bijou en live. Il est capable de tellement.  J'ai donc choisi de réitérer l expérience avec le même plaisir, la même sensation d'être à l'endroit parfait et de vivre un instant parfait. Et j'ai assisté à 2h d'un show bluffant, il a cette énergie que l'on n'attend pas, il bouge et presque vole, fait vibrer, fédère et a même fait se lever et danser un public d'un âge inattendu. Il amuse aussi, raconte et transporte. Il est Autre, Unique. Il est celui que je n'attendais pas. Celui qui a Su, celui qui Sait et qui Saura toujours...

lundi 4 février 2013

Django Unchained, tarantinesque à souhait

 
 
J'ai mis un peu de temps à aller voir ce film mais il était plus que vital que je le vois en VO. Léonardo en VF çà devient simplement impossible. Celà fait trop d'ombre à son talent hors norme.J'ai donc enfin pu céder à la tentation et tout simplement me régaler avec ce chef d oeuvre tarantinesque!
 
Et pourtant je suis une inculte totale: jamais vu un western de ma vie et n'ai à mon actif qu'un seul et unique Tarantino (Inglorious Bastard) . La bande annonce me faisait plus qu'envie. Ce côté décalé(apparemment propre à Tarantino) et les promesses de ce film me semblaient de très bon augure.
Et effectivement tout y est. Le suspens, l hémoglobine (je dois avouer que j'ai à plusieurs reprises fermé les yeux en fille de base qui ne supporte pas la vue du sang), les rebondissements, rien ne manque.
 
Jamie Foxx et Christoph Waltz forment un duo inattendu mais qui explose totalement l écran. Chasseurs de prime atypiques, ils se révèlent être un tandem de choc, efficace, complice et surtout complètement déjanté. N'oublions pas un Léonardo dont la folie du regard n'a d'égal que son égo démesuré. Je l'ai trouvé simplement parfait dans son rôle de riche blanc qui pratique un esclavage cruel et jouissif et qui semble y trouver un plaisir flagrant accompagné d'un Samuel L Jackson, qui donne autant de frissons que son maitre auquel il est plus que dévoué.
 
L'objectif de base dévie et prend un virage inattendu. L'amour se mêle, l'amour qui ne semble pas etre en général central dans les westerns traditionnels qui paraissent souvent être des histoires de mâles qui se prouvent à eux même qu'ils ont ce qu'il faut de virilité et de testostérone. Les femmes trouveront donc ces moments qui plaisent à leurs coeurs de midinette et seront captivées par cet homme prêt à tout pour retrouver et sauver la femme qu'il aime.
 
Personnellement, et si certains reprochent au film d'être un peu long, j'ai trouvé que ces 2h45 avaient passé à une vitesse incroyable, les aventures de cet homme blanc, respectueux de la condition humaine et plutôt réfléchi et de ce "nègre" qu'on libère enfin, qui retrouve la confiance et la force de faire face m'ont totalement captivé.
 
J'ai vraiment vraiment aimé ce film. Bien loin de mes habitudes mais qui m'a totalement emballé. Tarantino a l'art de surprendre, a la capacité d'en mettre plein les yeux, plus qu'une capacité, un don.
Vous l'aurez compris, ce film est à ne pas rater, il vaut le coup de subir quelques scènes très sanguinolantes. Le casting est d'une perfection rare et la VO est juste inévitable pour apprécier ce chef d oeuvre à sa juste valeur!
 
Voilà donc un vrai nouveau coup de coeur (je ne dirai pas le premier de l'année puisque le monde de Charlie l a précédé).
 
 

Rue Mandar

 
 
J attends toujours avec impatience les films avec Richard Berry. Et autant il y a quelques années, mon impatience était récompensée, autant depuis quelques temps, je suis plutôt déçue par ses choix...
Je suis malgré tout allée voir Rue Mandar dont le sujet me parlait pas mal. Accompagné de Sandrine Kiberlain, il y avait forcément du potentiel.
 
Alors même si Richard et Sandrine brillent et jouent leurs rôles à la perfection, je suis totalement restée sur ma faim. Le film semble long (alors qu'il ne l est pas forcément) et peine à embarquer les gens au coeur de cette famille aux nombreuses failles et fragilisée par la perte d'un être essentiel.
 
Si vous voulez un peu plus de détails, vous pourrez lire ma critique complète ICI (cstv.fr)